Citations

"Pour faire bonne mesure, j'en rajoute une couche. Le retour du jet d'ail, en quelque sorte."

 

"Je suis l'Ager Jaspent, je finis par dire d'une voix rauque. Je veux dire, l'Agent Jasper. Et je suis contraint de procéder à votre interpellation. J'espère que vous n'en garderez pas une dent contre moi.
Une dent contre moi... Pathétique. Dans la famille "Je mets toutes les chances de mon côté pour me faire des amis", je demande le fils."

 

"Désolé, je suis le roi du mauvais calembour et du jeu de mots foireux. Je ne peux pas m'en empêcher et le pire, c'est que je ne m'entraîne même pas. Je fais de l'esprit comme monsieur Jourdain fait de la prose, c'est une seconde nature!"

 

"Je commence par me cogner contre une palette qui traîne par terre. J'étouffe un cri et sautille sur place, tandis que mes mains enserrent ma pauvre cheville. C'est ce qu'on appelle une entrée en fanfare."

 

"Le sport n'est vraiment pas mon fort (désolé Nelson)."

 

"Il tique, ce qui est plutot normal pour un suceur de sang."

 

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"- Ça suffiaïe !

"Ça suffiaïe", mélange explicite de "ça suffit" et de "aïe". "Ca suffit" parce que j'en ai ras le pompon, "aïe" parce que ce maudit cancrelat m'a mordue.

Un réflexe, par définition, ne se contrôle pas. Je balance le mordeur le plus loin possible. Manque de bol pour lui, la fenêtre est ouverte, ce qui permet de vérifier l'ancien adage selon lequel la différence entre un oiseau et un gobelin ne réside pas dans leur façon de chanter. Il s'écrase douze mètres plus bas et trouve logique de mourir sur le coup.
Et un gobelin de moins, un."

 

"Le deuxième étage est celui de l'Association. Au cas où un Agent se perdrait et continuerait vers le troisième et son "Club philatéliste", une âme charitable a inscrit "L'Association" en lettres appliquées sur un petit panneau moche.
   Lorsque j'ai demandé à mademoiselle Rose pourquoi il n'y avait pas de sonnette, elle s'est contentée de sourire. C'est Jasper qui m'a expliqué un peu plus tard.
   -Tu ne ressens pas la magie qui vibre dans la porte?
   -Euh... non. Je sens plutôt le chou moisi.
   -Il y a pourtant des sortilèges de malade à l'intérieur. Celui qui les a mis en place connaît son boulot, crois-moi.
   -Et ils servent à quoi ces sortilèges?
   -A protéger la porte. Une roquette tirée à bout portant serait incapable de la rayer.
   -Pourquoi diable quelqu'un tirerait une roquette sur cette porte?
   -Ben... pour entrer.
   -Pour entrer, il suffit de frapper. La porte s'ouvre automatiquement.
   Jasper a abordé ce sourire suffisant que je déteste.
   -Et quand tu frappes, d'autres sortilèges se déclenchent. Les gens à l'intérieur savent immédiatement qui tu es, comment tu es habillée, équipée, armée. Si tu es animée de mauvaises intentions, une incantation et hop, ils te grillent sur place!
   C'est à Jasper et à ses explications que je pense en frappant à la porte de l'Association. Me griller sur place? Pourvu que Walter ne soit pas trop en colère contre moi."

 

"Il a d'ordinaire le visage aussi rouge que le cul d'un babouin, couleur qu'il s'applique à mettre en valeur en s'habillant de façon exécrable, mariant chemises et cravates avec un tel manque de goût qu'on finit par penser que c'est volontaire.
Quand j'entre dans son bureau, c'est ce qui me saute aux yeux et manque de me les crever. Chemise rose fuchsia, délicate broderie jaune vif sur la poche et cravate bleu pétrole à pois blancs."

 

"Je m'appelle Ombe Duchemin et je suis presque incassable.
Presque.
Immportant, l'adverbe presque.
La preuve, là, je suis cassée.
Et je m'endors."

 

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"Je sais, j'ai l'air d'un cinglé. Je parle aux arbres. Je souris aux fleurs. Je caresse les pierres. Mais la folie est avant tout affaire de perspective. Personnellement, je trouve bien plus fou de croire que les arbres n'entendent pas. Que les fleurs n'aiment pas qu'on leur sourie. Que les pierres sont insensibles."

 

"- Quelque chose de troll ! C'est pas vrai, un humain qui a le sens de l'humour ! "

 

"J'essaye d'imaginer Ombe sans vie mais je n'y parviens pas. Ombe ne peut-être que debout, en train de se battre bravement. Blessée peut-être, mais morte sûrement pas. "

 

"- Les sportifs, le temps qu'ils passent à courir, ils le passent à se demander pourquoi ils courent. Alors, après on s'étonne qu'ils soient aussi cons à l'arrivée qu'au départ !
J'accompagne ma tirade d'un regard noir. Erglug semble étonné.
- Gaston Saint-Langers ?
- Non, Coluche. Un grand sportif. Tu peux pas connaître."

 

"- Quiconque est soupçonneux invite à le trahir." Ce n'est pas une maxime trolle. C'est un de vos hommes de lettres, Voltaire, qui l'a dit !
[...]
En attendant, j'emboîte le pas à mon hôte monstrueux en essayant de ne pas trébucher. Ça serai bête de tomber par terre. Ce serait encore la faute à Voltaire."

 

"C'est très souvent, hélas, la vérité qui nous éloigne des autres. Parce qu'ils ne veulent pas, ou ne sont pas prêts à l'entendre. Du coup, on hésite à la leur dire ! Et puis on s'enferme sur soi et, en repoussant les gens, on devient l'artisant de sa propre solitude."

 

"Ce soir, c'est LE soir.
Le grand soir.
Pour au moins trois raisons.
D'abord, c'est le solstice d'hiver. La nuit la plus longue de l'année. À partir de demain, les jours cheminent imperceptiblement (mais sûrement) vers l'été et la fin de l'année scolaire. C'est pas chouette, ça ?
Deuxième raison de se réjouir, pour tous ceux qui sont incapables de se projeter dans l'avenir mais qui apprécient néanmoins les expériences musicales : ce soir est celui du premier concert du groupe Alamanyar, dont je suis le joueur de cornemuse attitré (et attristant, disent certaines mauvaises langues dont la jalousie n'a d'égal que le manque de goût). Un bon vieux groupe de rock, tirant sur le médiéval et le néo-folk.
Mais foin de catalogage réducteur ! En deux mots : ça dépote.
À propos des potes, Romu et Jean-Lu, respectivement bassiste et guitariste de notre trio musical (et accessoirement compagnons de galère sur les bancs du lycée), me font signe que ça va être à nous.
Mon coeur fait une embardée.
Ce n'est pas que je sois du genre timide, mais émotif, ça, incurablement.
Et puis, comme toutes les premières fois (enfin j'imagine), on se demande si on va être à la hauteur, si on va tenir la distance. Ni trop rapide ni trop mou. Si l'instrument va tenir le coup.
«Quand faut y aller, faut y aller !» disait le philosophe Gaston Saint-Langers. Je bois une ultime gorgée d'eau (j'ai la gorge plus sèche encore que d'habitude). La gorgée du condamné. Puis j'avance, ma cornemuse calée sur l'épaule et sous le bras, balayant du regard la petite foule massée devant l'estrade.
Arrêt sur image.
La troisième raison qui fait de cette soirée quelque chose d'épatant me saute aussitôt aux yeux (si je peux me permettre).
Une dizaine de filles, assez largement (et légèrement) vêtues de cuir, lèvent vers nous... des visages attentifs."

 

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"La vie mérite d'être vécue.
Toujours."

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